Les Ptites pâtes en deuil

Georges, mon petit cochon d'inde, le petit dernier est décédé hier.
Je ne sais pas ce qu'il s'est passé; cela a été très brutal. Il allait bien avant hier soir et hier soir, quand j'ai voulu lui donner à manger, j'ai été étonnée de voir qu'il ne sortait pas de sa cabane.
Quand j'ai vu son état, je l'ai amené chez le vétérinaire pour qu'il abrège ses souffrances (J'ai eu assez de cochons d'inde pour savoir quand il n'y a plus d'espoir). En tous cas, la solitude doit ressembler à ça: être paniquée dans sa voiture à 4h du matin avec un petit bout qui agonise sur le siège passager. J'ai déjà tellement vécu ça que je pensais m'y être habituée mais c'est toujours aussi dur. Les urgences de nuit avec des petits internes devant qui on pleure comme une conne.
C'est vraiment très dur tout ça: Je suis toujours aussi perdue, je ne sais jamais quoi faire. L'amener chez le vétérinaire pour qu'il le laisse partir en sachant que le trajet est trés déstabilisant ou le laisser partir tranquillement dans mes bras en prenant le risque qu'il souffre.
J'ai pris la décision de le faire euthanasier, et pour la première fois, j'ai eu le courage de rester auprés de lui et j'ai pu l'accompagner. Là, j'ai l'impression de m'être pris un 6 tonnes en pleine tête.
"Mon petit bout, tu étais minuscule mais tu laisses un énorme vide ici. Tu fais partie de ces petits bouts qui font que je ne deviendrai jamais aussez vieille pour retourner dormir, qui font que je prendrai toujours ma voiture à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit parce que vous ne serez jamais "seulement des cochons d'inde" dans mon coeur."

Au revoir petit ange...